Après avoir vainement tenté de résumer ce roman, je renonce et préfère faire un copier coller de la 4ème de couv' (moi, feignasse? jamais).

"Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes."

Pour ma défense, il faut bien avouer que ce n'est pas très évident de résumer un roman de plus de 1100 pages, qui se déroule sur une période de plus de 40 ans, nous fait arpenter l'Europe de la campagne anglaise à Saint Denis, en passant par les chemins de Saint Jacques de Compostelle et l'Andalousie, sur la trace des maîtres bâtisseurs.

En substance, alors qu'une guerre de succession fait rage en Angleterre, nous suivons les pérégrinations de Tom Builder qui, depuis qu'il a perdu son emploi de maître bâtisseur, en est réduit à arpenter les routes, accompagné de sa famille. L'hiver fait rage, les routes sont peu sures, la nourriture manque et la femme de Tom meurt en mettant leur fils au monde. Fils que Tom n'a d'autre choix que d'abandonner en pleine forêt. Par chance, l'enfant est recueilli par un moine et Tom fait la connaissance d'Ellen, belle sauvageonne mystérieuse et son fils Jack, enfant à la fois renfermé et étrangement doué. Les deux familles vont s'unir et se soutenir l'une l'autre (si l'on excèpte la rivalité perpétuelle entre Jack et Alfred, le fils de Tom). Leur périple les mène finalement jusqu'au prieuré de Kingsbridge où, miraculeusement, Tom trouve un emploi de bâtisseur de cathédrale, qui leur permet de subsister quelques temps. Ils y font la connaissance du prieur Philipp, qui va jouer un rôle fondamental dans le roman. En parallèle, la belle Aliena voit sa vie dorée voler en éclat: son père est accusé de félonie, elle est spoliée de son château, pourchassée par le vil William Hamleigh (dont elle a eu la "mauvaise idée" de repousser les avances et qui va passer les 40 années suivantes à le lui faire chèrement payer) et se jure de venger son père. Sa route va croiser celle de la famille de Tom.

 

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Bref, je ne dirais qu'une chose : ce n'est pas pour rien que ce roman est un best seller qui a fait le tour du monde et enchanté des millions de lecteur ! J'admets que la notion de best seller n'est pas toujours un gage de qualité, loin s'en faut, mais à mon humble avis, Les piliers de la terre mérite amplement son succès. En tout cas, j'ai adoré le style simple de Follett qui permet d'enchainer les 1100 pages en un rien de temps. Mais j'ai surtout été happée par la richesse de l'intrigue, les très nombreuses péripéties, l'évocation d'une Angleterre moyenâgeuse à la fois très dure (entre misère, disette, pillages et viols) et porteuse d'un immense espoir dans la noblesse des hommes et, il faut bien l'avouer, par le portrait de vrais héros du quotidien (Tom Builder, Jack Shareburg, je vous aime ! !).

J'arrête là ces critiques dithyrambiques (mais méritées) pour aller écrire un avis nettement moins élogieux (pour rester polie) sur Les vaches de Staline et L'homme invisible.

 

Editions Le livre de poche (janvier 1992)
1150 pages

Ce roman fait partie des challenges 26 livres 26 auteurs 2011 et God save the livre.