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Résumé

Lucas, journaliste parisien quadragénaire, est en pleine crise personnelle (sa compagne vient de le quitter) et tente de reconstruire sa vie, de faire table rase du passé. Pourtant, après avoir retrouvé par hasard un vieil album de photos, il est submergé dans les souvenirs de son enfance : ses grands-parents; son père banquier raté à l'âme d'artiste; les aventures indochinoises de ses oncles... Et surtout : Louis Noël, dit Bouk, le jeune orphelin cambodgien qui venait passer les week-end dans la maison familiale de Viroflay, ce jeune garçon mystérieux (prince déchu ou parent caché ?) qui le fascinait tant mais qui, trente ans plus tôt, a disparu sans laisser de trace.

L'image de Bouk, l'incarnation de l'enfance, du mystère et de l'aventure, devient une obsession pour Lucas. Partagé entre la culpabilité de n’avoir pas mieux compris Bouk lorsqu’ils étaient enfants, et l’espoir d’enfin lever le voile sur les mystères de son enfance, il se lance à sa recherche. Sa quête l'entraîne dans un voyage à travers le temps et l'espace, jusqu'aux grandioses ruines d'Angkor.

Mes impressions

Ce livre a été un grand coup de cœur !

J’ai beaucoup aimé la mélancolie et la poésie qui se dégagent de ce roman; l’introspection intimiste de Lucas pour qui la quête de Bouk est bien plus que la seule recherche d’un ami disparu mais devient une réflexion sur l’histoire de sa famille, le remède qui lui permet de panser les blessures du passé et de se tourner enfin vers l’avenir.

Mais cette ode à l’enfance et à sa magie est également un formidable récit de voyage et de littérature : dans sa quête, l’auteur nous entraine notamment en Inde et en Belgique. Et dresse d’astucieux parallèles entre la relation Bouk – Lucas et celles d’une part de Kippling et de son héros Kim et, d’autre part, de Hergé et de son ami Tchang, le petit chinois des aventures de Tintin au Tibet.

Mais le voyage qui m’a le plus transportée est sans aucun doute celui de Lucas au Cambodge. Comme vous avez pu le voir ici ou , je suis fascinée par ce pays, et plus particulièrement par la région d’Angkor. Et la lecture du dernier tiers du roman, à la fois réaliste et pleine de poésie, m’a transportée à Angkor, parmi ses temples monumentaux et ses bas-reliefs pleins de mystères, ses légendes, sa végétation plus que luxuriante en saison de pluie et ses senteurs !

A noter : ce roman est en grande partie autobiographique, comme l'explique Jean-Luc Coatalem dans un entretien (lien) accordé au Télégramme en avril 2011.

 

Editions Grasset (mai 2010)
304 pages


Ce roman fait partie du challenge 26 livres 26 auteurs 2011.

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