Le cycle d'Avalon revisite la légende arthurienne.

les_brumes_d_avalon2Tome 1 : Les Dames du Lac

4ème de couverture

"La légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde n'avait, depuis longtemps, inspiré un roman d'une telle envergure, d'un pareil souffle. Et, pour la première fois, ce draine épique nous est conté par une femme à travers le destin de ses principales héroïnes. Bien sûr, Merlin l'Enchanteur, Arthur et son invincible épée Excalibur, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ce sont ici les femmes, exceptionnellement attachantes, qui tiennent les premiers rôles : Viviane, la Dame du Lac, grande prêtresse d'Avalon, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d'Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la Fée, soeur et amante du grand roi... [...] Elle relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables, celui des Druides et des anciennes croyances défendant désespérément un paradis perdu et celui de la nouvelle religion chrétienne supplantant peu à peu rites et mystères enracinés au coeur de la Grande Bretagne avant qu'elle ne devienne l'Angleterre."

 

Les dames du lac
Editions Pygmalion (juillet 1997)
430 pages

 

Mes impressions

Ce roman avait tout pour me plaire... mais il ne m'a qu'à moitié convaincue.

Pourtant, les thèmes abordés m'ont beaucoup plu, qu'il s'agisse des manipulations, des intrigues et de la lutte sans merci pour le pouvoir et l'unification de Grande Bretagne, ou des tensions croissantes entre druidisme et christianisme. De même, j'ai trouvé original le parti pris de faire vivre la légende à travers les yeux des femmes, et plus particulièrement de Morgane et Guenièvre. Toutes deux ont des personnalités et des parcours très différents et l'auteur dresse d'elles des portraits si vivants et si emblématiques (de la religion originelle, faite de liberté et de communion avec les forces de la nature pour Morgane ; et du christianisme, bien plus rigide et dominateur pour Guenièvre) que cela a été un plaisir de les accompagner dans cette aventure.

Mais ces éléments qui font les qualités du roman font aussi ses défauts. L'intrigue est vue à travers les femmes ? Oui, mais elle est donc très parcellaire. Quid des nombreuses batailles au cours desquelles les troupes d'Arthur repoussent les envahisseurs saxons ? Elles sont à peine abordées. Par exemple, le siège de Caerleon et la bataille qui s'ensuit sont censés durer pendant des mois. Des mois de combats, de tension ! La description aurait pu être passionnante. Sauf que tout ce que l'on apprend est que Guenièvre fait un caprice, est cloitrée dans ses appartements et devient à moitié folle. Donc légère frustration... C'est notamment à partir de cet épisode que ma première affection pour Guenièvre s'est transformée en antipathie. Son côté monolithique, obtus et limite intolérant m'a agacée.
Enfin, j'avoue que le trio/quatuor amoureux et les tergiversations sans fin m'ont très rapidement lassée. Je les ai trouvé longs et relativement gnangnan.

Au final, mon avis est donc plutôt mitigé, reste à voir si je serai plus convaincue par le tome 2...

Ce roman fait partie du challenge Légende arthurienne.

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