Shimazaki___Hamaguri4ème de couverture

« Deux petits enfants de Tokyo, Yukio et Yukiko, scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l’intérieur d’une palourde (Hamaguri), comme un serment d’amour éternel. Devenus adolescents, ils se retrouvent à Nagasaki sans se reconnaitre ; les sentiments qui les habitent désormais, qui les troubles profondément, leur seraient ils interdits ?

Aux dernières heures de sa vie, la mère de Yukio cherchera à ouvrir les yeux de son fils en lui remettant ce coquillage sorti du tiroir de l’oubli. »

Mes impressions

Après Tsubaki, je me suis plongée dans Hamaguri avec une certaine inquiétude : la petite mélodie douce amère qui se dégage de Tsubaki et la sobriété du style d’Aki Shimazaki, me toucheront ils également dans ce tome 2 ? Et bien oui !

C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé la plupart des protagonistes de Tsubaki. Le tome 1 m’avait en effet un peu laissée sur ma faim : en le refermant, j’avais regretté d’en savoir si peu sur ce qu’il advient par la suite de la famille Takahashi. Me voilà désormais rassurée sur leur sort (ma plus grosse inquiétude allait vers M. Takahashi, cet homme qui semblait si bon et dont le destin était en suspens depuis son départ vers la Mandchourie).

Ce tome permet en outre de clore la scène finale de Tsubaki et apporte un autre regard sur les évènements qui se sont déroulés dans les années 1940, à Nagasaki. Les événements sont en effet vus à travers le regard de Yukio Takahashi, et non plus de Yukio Horibe. Comme dans Tsubaki, l’histoire du Japon est omniprésente, à travers l’évocation de la colonisation de la Mandchourie et de la guerre, et Shimazaki mêle étroitement destins individuels et histoire d’un pays, tous deux portés par une fatalité qui les dépasse.


Ce roman fait partie du challenge In the mood for Japan.

challenge_In_the_mood_for_Japan

Co édition Actes sud - Léméac / Babel (février 2010)
112 pages
Traduction du japonais