Les_chemins_du_d_sert_inou_

Éditions Stock, la bibliothèque cosmopolite (juin 2008)
233 pages


4ème de couverture

Au début du XIème siècle, un jeune Chinois, Xingte, s'en va vers l'ouest à la recherche d'un peuple en guerre contre la Chine des Song, les Xixia. Enrôlé de force dans l'armée xixia, Xingte va participer aux batailles qui se déroulent dans des territoires immenses, contre les Chinois, les Ouighours, les Turfans, etc. Mais cette aventure, de bataille en bataille, dans la violence inouïe de la guerre, dans le décor inhumain des déserts sans fin, est aussi la longue quête de l'homme devant le mystère de la vie. Poussé par l'amour d'une princesse ouighoure, Xingte emprunte une route difficile et va rencontrer deux hommes qui seront à la fois ses compagnons et ses ennemis. Mais leurs chemins, un instant réunis, vont se séparer, et chacun s'en ira vers son destin au plus profond des déserts.

Roman d'aventures et voyage initiatique qui n'est pas sans évoquer Le Désert des Tartares de Buzzati, Les chemins du désert est aussi un jeu avec l'Histoire. L'auteur a pris comme point de départ la découverte, au début du xxe siècle des grottes de Dun Huang, à l'ouest de la Chine. Elles contenaient plus de vingt mille documents bouddhistes datant d'avant le XIème siècle. Personne n'a jamais expliqué le mystère de leur origine, et c'est cette histoire inconnue que nous raconte Yasushi Inoué dans Les chemins du désert.


Mes impressions

A la lecture de la quatrième de couverture, j'ai été très emballée : un auteur japonais qui raconte une histoire sur la Chine médiévale, de l'aventure, de l'amour, un parcours initiatique... Ce mélange était très tentant.

Sauf que cette lecture s'est avérée si laborieuse que j'ai refermé le livre à 130ème page. Peut être n'étais-je pas dans l'état d'esprit adéquat. Peut être n'avais-je pas assez de "temps de cerveau humain disponible", mais je n'ai pas du tout réussi à entrer dans le roman.

Tout d'abord, j'étais perdue dans le roman. Perdue au sens propre, dans l'incapacité de repérer géographiquement les nombreux voyages de Xingte, les champs de bataille, les villes. Perdue dans les questions géopolitiques, entre les conflits, les trêves, les stratégies des Chinois, des Ouighours, des Xixia, des Khotans... C'est simple, quasiment à chaque page je devais faire une recherche sur wikipédia pour y voir plus clair. Et cela m'a très vite saoulée !

De plus, je n'ai pas réussi à m'intéresser au personnage principal, Xingte, et je n'ai pas vraiment compris les motivations qui l'ont poussé à changer si souvent de vie, le fil conducteur de son existence (si ce n'est l'alternance entre périodes contemplatives, perdues dans l'étude de la langue xixia puis du bouddhisme et périodes de conflit et de guerre).

Au final, je suis très déçue de ne pas être allée jusqu'au bout du roman (d'autant plus que de manière générale je déteste ne pas finir un livre), mais surtout de ne pas avoir su apprécier cet auteur si réputé. Pour ne pas rester sur cet échec, il faudra que je me procure d'autres livres, plus accessibles ou plus en phase avec mon état d'esprit du moment...

 

Cette non-lecture fait partie du challenge In the mood for Japan.

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